lundi, avril 10, 2006

A la demande unanime de moi même

Parents, famille, amies, amis, mesdames, mesdemoiselles, messieurs,
Vous avez été fort nombreux à solliciter mon retour sur le devant de la scène publique mondiale. Quelques rumeurs ont virevolté au-dessus de ma tête quant à mon silence prolongé.
En fait, il n’en était rien. Mon anniversaire approchant (pour celles et ceux qui l’aurait oublié : le 19 avril) j’ai souhaité faire le point de l’année écoulée, la liberté de mouvement et d’expression, le rapport à l’autre.
Voici où mon menées mes premières analyses :
- je mords maman : elle se fâche
- je donne une baffe à papa : il se fâche
- je pousse et je lance un jouet sur un autre enfant à la halte garderie : tout le monde se fâche.
- je ne donne plus de nouvelles, le monde entier s’insurge.
L'"autre" est susceptible et souvent source de conflit.
Par contre :
- je marche : toute la famille est en admiration, alors que soyons franc, il suffit de mettre un pied devant l’autre.
- j’opte pour le « merci » plutôt que « caca » pour remercier les gens : mes parents jubilent (tout est une question de convention : les mots changent, l’intention reste la même).
La vision de l'autre de soi peut, grâce à certains effets, être malléable.
L'"autre" peut également être avilissable. Je vous expose sur ce point ma dernière trouvaille :
Il suffit que j'appelle mon père ou ma mère en disant "PIPI" pour qu'ils accourent, me libèrent des contraintes vestimentaires, me placent sur un pied d'estalle et attente patiemment pour finir des cérémonials d'applaudissement et d'accolades diplomatiques.

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